Chantal est « née sous une bonne étoile »
D’une vie longtemps consacrée à la danse, reste une grâce particulière. De la doublure de Catherine Deneuve dans « Les Demoiselles de Rochefort », reste aussi la blondeur, même si la chevelure est aujourd’hui courte, à la garçonne. À 59 ans, Chantal Robineau raconte tout de sa « Vie parmi les stars ». Des figures du show-biz qu’elle a croisées, côtoyées pour certaines, à la grande époque de la télévision des Carpentier et des shows d’Henri Salvador.
D’aussi loin qu’elle s’en souvienne ou presque, Chantal Robineau voulait être une artiste. Très tôt, ses parents l’inscrivent à la danse. Elle s’y plaît davantage qu’à l’école, « comme ma voisine de classe, Colette Besson », qui, elle, « préférait aller courir plutôt que rester assise sur un banc ».
Répétitrice de Guétary
Sans le savoir, la jeune Saint-Palaisienne a croisé enfant sa première star, future championne olympique du 400 mètres à Mexico, en 1968. Cette même année, Chantal Robineau, elle, découvre Paris, les cours de danse du studio Pleyel, les Buttes Chaumont.
« Je suis née sous une bonne étoile et je me suis toujours donné, aussi, les moyens de réussir ce que j’entreprenais. » Battante, Chantal Robineau l’avoue, sa carrière de danseuse a suivi son cours sans écueil. « C’est vrai, j’ai toujours eu la chance d’intégrer des troupes sans avoir à passer par des castings. »
Sa bonne étoile la guide jusqu’aux plateaux de télévision. Le paysage audiovisuel aujourd’hui n’offre guère de place aux chorégraphies. Elles éblouissaient dans les années 1970 les téléspectateurs du temps de Maritie et Gilbert Carpentier, de Jean-Christophe Averty, de Guy Lux.
« Les tournages du jour n’excluaient pas les revues du soir. » Au théâtre de la Renaissance, par exemple, Chantal Robineau, Francine, pour ses amis parisiens, dansait dans les opérettes de Francis Lopez. Dans « À la Jamaïque », notamment, avec un certain George Guétary. « Je devais faire répéter à George son pas de deux. Rude tâche pour l’homme à la voix d’or et aux pieds encombrants », plaisante dans son libre Chantal Robineau.
Un « don » de famille
En bon gémeau, Chantal Robineau a toujours aimé, parfois, plusieurs projets de front. De danseuse, Chantal s’est faite productrice. D’une carrière à l’autre, d’une vie à une autre. Elle se plaît à rappeler qu’elle a découvert et poussé l’humoriste Eric Blanc. « Eddy Barclay me l’a piqué. Ma société a déposé le bilan. » Nulle amertume. Croyante et spirituelle, Chantal vit depuis 1995 une troisième vie. Elle exerce « professionnellement » la voyance. « Attention, on ne devient pas voyante. On naît avec ce don. »Chantal Robineau a hérité de sa grand-mère et de sa mère ce « don ». Percevoir l’imperceptible, dire l’avenir, parfois au risque de passer pour une farfelue, pourrait être bien lourd à porter. Chantal assure savoir se préserver. C’est à Royan qu’elle aime plus que jamais se ressourcer. « J’y passe un week-end par moi. Ici, mes amis ne me demandent jamais d’exercer la voyance. » Elle peut à loisir se reposer, profiter de son berceau géographique. Se souvenir de ses vies successives. Des souvenirs qu’elle partage au fil des pages de son livre.
Source: sudouest











2 janvier 2009 à 11:02
comment conyacter chantal robineau pour de la voyance ?
merci